Du figuratif à l'abstrait

Vers l'abstrait


La modification du réel par simplification des formes amène aux abords du non-figuratif.


Il ne reste que l'essentiel, la gamme des couleurs, l'aperçu des contours... un détail significatif vient parfois apporter une précision qui situe le paysage ou tout autre sujet.

 

La dissolution de la forme

 

Il reste du paysage une impression, une harmonie colorée, la transcription d'un moment exceptionnellement teinté de mauve.

 

Les détails n'ont plus d'importance ; le souvenir de cette luminosité à la frange de la nuit est restitué simplement.

La disparition de la forme

 

Seule l'énergie du coup de pinceau subsiste. Parmi les touches de couleur, le regard du spectateur peut recréer un monde. On est dans le non-figuratif, qui ouvre la porte à l'imagination. Le tableau devient pour celui qui le regarde un support de projection personnelle ; souvent la recherche d'un sens devient impérieuse. Se raccrocher au réel est tellement sécurisant.


Regarder un tableau abstrait c'est laisser pénétrer en soi l'acte de peindre.